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VAGUES de FROID, CHUTES de NEIGE, VERGLAS,
GELEES TARDIVES ou PRECOCES


(Dossier de Philippe Fourcaud)

separation

Pour mémoire


- > Nombre d’heures de soleil par an à Nuaillé sur Boutonne (Saint Jean d’Angély)
1933 heures (moyenne 1977/1988).
1931 heures à Niort – Souché
1960 heures pour Cognac - Chateaubernard
2135 heures à La Rochelle.

Année la plus séche :
1953 avec 510,5 mm ; citons pour mémoire les 617 mm de 2005, deuxième année la plus sèche depuis 1950.

Année la plus arrosée:
1966 avec 1249,8 mm.
On observe en moyenne 25 jours d’orages par an à Saint Jean d’Angély (jour où l’on entend le tonnerre)
En Janvier 1988, on a observé 6 jours d’orages.
En Décembre 1978, il y a eu 5 jours d’orage et 4 jours en décembre 1976.
En 1983, il y a eu 53 jours d’orages.
8 jours de neige (moyenne 1968 – 1991)
En janvier 1985 on a relevé 11 jours de neige et 7 jours en janvier 1987 ; 9 jours en février 1991.


Janvier 1917
De mémoire d’homme et dans la mémoire collective locale, Janvier 1917 est considéré comme le mois où la couche de neige a atteint le niveau exceptionnel de 50 cm dans notre ville avec des froids intenses et durables.

Décembre 1938
Entre le 17 et le 25 une vague de froid sibérien dégouline sur le centre est et le centre ouest du pays entre Lyon et Rochefort ; pendant 8 jours des températures exceptionnelles sont enregistrées dans cette aire géographique, souvent inférieures à celles enregistrées en Février 1956.
De – 20° à – 23° sous – abri sur toute la Saintonge continentale, l’Angoumois et l’est du Poitou pendant 5 jours.
Gel quasi total des cyprès, des châtaigniers et des noyers.
Janvier 1941 et 1945 sont très froids et neigeux.
L’hiver 1946 – 1947 connaît chaque mois dès novembre des vagues de neige et de minima chutant en – dessous de – 10°, – 15° en décembre et janvier. Les grands froids se poursuivent en février.

Mars 1955
Mois froid et neigeux. 2 bourrasques de neige apportent plus de 10 cm de neige au sol chacune.

Février 1956
La vague de froid sibérienne débute dans la nuit du 1 au 2 avec déjà – 13° le 2.
– 21°5 le 13 février 1956 à Saint Jean d'Angély; la mer gèle dans les pertuis et la Charente charrie de gros blocs de glace. Il fait encore – 12°0 le 29 février.
Mini encore plus bas dans le sud Saintonge et sud Charente
20 – 25 cm de neige le 19 février 1956 en val de Saintonge
25 à 50 cm sur le sud Saintonge.
Sur l’ouest et le sud de la France février 1956 est le mois le plus froid jamais répertorié (plus froid encore que Janvier 1963) et le second sur le reste de la France après Décembre 1879 où il fit – 27° à Paris alors que la foire se faisait sur la Seine prise par les glaces. Orléans enregistra un – 32°5.

Janvier 1960
Une brusque chute du thermomètre à – 14°5 fait geler le château d'eau de St Jean et les habitants sont réduits à faire fondre la neige généreusement tombée pour l'eau courante.

Janvier 1963
25 cm de neige à la mi – janvier sur le val de Saintonge; le froid s'intensifiera jusqu'au 3 et 4 février avec – 14°5, où les palmiers gèlent.
On skie à gogo sur la butte de Fontorbe et ses 65 mètres de dénivelé (sur la partir nord de Saint Jean d'Angély) tracté par les tracteurs reconvertis en remonte – pente; on patine en pleine ville sur les canaux de la Boutonne pris par les glaces.

Janvier 1966
Du 8 au 20 janvier une vague de froid remarquable sévit sur la région. Après une journée complète de neige le 8 maintenant la température aux alentours de 0°, un brusque refroidissement nocturne abaisse les minima du 9 à – 12°5 et maintiendra un gel continu et sévère (jusqu’à – 13°5) jusqu’au 19 où des pluies verglacantes s’abattent sur la ville. Le lendemain, une couche de glace de plusieurs millimètres paralyse complètement les activités. Avec le redoux, des barrières de dégel ont dues être mises en place.

Décembre 1967
Décembre 1967 est remarquable par la durée et l’importance des chutes de neige qui tombent sur notre secteur et le sud des deux – Sèvres pendant près de deux semaines. De brèves périodes de fonte ont empêché la couche de se hisser à des niveaux records mais l’épaisseur a atteint par régulièrement les 10 – 12 centimètres avec des gelées s’abaissant à – 12°0 et des épisodes de verglas intenses.
Le 3 novembre 1966, la ville se réveille sous l'incroyable spectacle d'une couche de plusieurs centimètres de neige qui tombe en abondance; c'est la chute de neige tenant au sol la plus précoce jamais enregistrée.
Le 6 avril 1968 alors qu'on enterre Martin Luther King, la ville est balayée dès potron minet par la neige qui tombera jusqu'en fin de soirée; les maxima ne dépasseront pas 3°5 ce qui est le record officiel pour avril.
Le 7 avril 1977, le même phénomène se reproduit : l'après – midi voit la neige tomber sans relâche mais les maxi auront été plus élevés (6°5) car il pleuvait le matin.
– 0°0 à Nuaillé sur Boutonne les 19 et 20 mai 1969.
Un cas de gelée sous – abri en JUIN a été répertorié à Saint Jean d’Angély en 1933 ou 1934, le 6.
Nous n’en sommes pas loin en 1972 et 1975 avec seulement + 1°0 sous – abri.

Décembre 1970
Le 24 connait une chute de neige continue toute la journée jusque vers 17 heures; le gel continu s'accentue en soirée avec – 7°5 à 19:00. La couche atteint 6 centimètres et persistera jusqu'aux pluies verglaçantes du 5 janvier 1971.
Le seul autre Noël blanc dont j'aie mémoire en Saintonge est le Noël 1963, année décidément bien froide.
Le 29 décembre 1970, il fait – 12°0 en plein centre ville.

Mars 1971
Une vague de froid inattendue et intense se met en place fin février et les minima descendent régulièrement entre – 5° et – 8°5 tandis que les maxima peinent à dépasser les 0°. Le 5, après une journée froide et grise, 7 centimètres de neige tombent en 2 heures; à 20 heures, il fait déjà – 7° et au matin du 6, on relève la température record de – 11°0 sous abri. Cette journée du 6 mars 1971 sera sans dégel et c'est le seul cas enregistré de gel continu pour la ville depuis le début des observations pour un mois de mars.
Le 1er mars 2005, on relève un minima de – 11°5 mais l’après midi, le maxima atteint les +1°0.


Octobre 1974 est glacial et des chutes de neige sporadiques sont observées par place sur le nord – est du département.

Mars – Avril 1975
L’automne 1974 est très froid ; septembre 1974 très pluvieux, plusieurs gelées blanches observées. Octobre est froid, venteux et pluvieux. Il fait – 1°0 dès le 4 octobre; de la neige fondante tombe à la Toussaint puis s’amorce un hiver très doux, exceptionnellement ensoleillé en février ; brusquement à partir du 15 mars, plusieurs vagues de froid et neigeuses descendent jusque sur nos régions. La neige tombe fortement les 29 (orage de neige et congères sur les hauteurs du Puy de Poursay (entre Saint Jean d’Angély et Bignay) ; les 30 et 31, on relève respectivement 4 et 8 cm de neige ; le ballet des flocons continue sous forme de giboulées début avril. Le 10 avril à 6 heures du matin, 7 cm de neige recouvrent la ville.


Neige soutenue du 5 au 11 février 1978, 5 à 8 cm tenant au sol malgré un dégel partiel le 11 après – midi.
- > Dans la nuit du 11 au 12, il tombe 20 à 25 cm de neige à Saint Jean d'Angély, Aulnay, Saint – Savinien et entre 25 et 30 cm à Saintes et au sud est de la rivière Charente. Des congères se forment et le courant est coupé. Le 12 après – midi un redoux fait fondre une bonne partie de la couche.
Ces chutes de neige exceptionnelles affectent la Saintonge, la Charente et dans une moindre mesure le Périgord (6 cm à Bergerac, jusqu’à 10 cm aux confins du Limousin) ; la circulation est totalement paralysée entre Angoulême et Cognac et sur l'ensemble du réseau secondaire. Les axes La Rochelle – Niort – Poitiers; Poitiers – Saintes sont bloqués également en matinée du 12.Le courant est rétabli en fin d'après – midi.


Le 3 janvier 1979 une véritable tempête de neige se déclenche après l'extension d'une vague de froid sibérienne sur le nord de l'Europe ( – 45° à Moscou, – 35° dans le nord de la Pologne, – 20° à Strasbourg et – 16° à Lille).
C'est la chute de température la plus forte observée depuis le 2 février 1956 (22° en 36 heures).
- > 14°0 à Saint Jean d'Angély le 31/12/1978 à 17:00 balayée par une violente tempête de suroît (142 km/h à Royan).
- > Neige sur la ville aux 12 coups de minuit et – 4°0 à 07:00 le 1er Janvier 1979.
Le 3 avec un minimum de – 9°0, le gel reste continu tout le jour et une violente bourrasque d'est – sud est se déclenche en fin d'après – midi. Il tombe 17 cm de neige en trois heures accompagnés de violentes rafales entraînant la formation de congères. On skie à nouveau en plein centre ville de Saint Jean en soirée. En fin de nuit, une pluie glacée prend le relais.
La neige venue du sud – ouest, touche d'abord les Landes et la Gironde en tout début d'après midi en s'intensifiant avec jusqu'à 15 cm de neige sur le littoral girondin et les îles charentaises.

Début Mai 1979, un puissant flux de nord instable fait chuter les températures et les maxima ne franchissent plus la barre des 10° alors que les minima descendent jusqu'à – 2°5 sous – abri; dans ce flux, la neige en giboulée tombe sur Niort, Poitiers, dans les environs de Saint Jean d'Angély et le Pays – Bas (Est de Matha).
Un autre cas de chute de neige significative dans le val de Saintonge et le sud Poitou a été signalé un 1er Mai dans le milieu des années 50.

Novembre 1980
Un froid intense s’abat début novembre et les minima s’abaissent à – 8°0 dès le 4 avec des journées de gel continu et une neige fine et éparse.
L’année 1980 est la plus froide jamais observée depuis le début des observations ; l’été a été très frais et pluvieux, l’automne décevant et les vendanges commencent à peine à la Toussaint (comme en 1974), les vignes gèlent sur place et les raisins éclatent sous l’effet du gel continu.


Janvier 1985 rappelle Février 1956 par l’intensité et la persistance des grands froids.
13 jours sans dégel consécutifs.
9 jours de minima inférieurs ou égaux à – 10°0 pendant cette période de deux semaines (13 jours en 1963 mais sur la période du 8 janvier au 5 février 1963)
La couche de neige de 3 à 5 cm sur la Saintonge a ainsi tenu près de deux semaines sans fondre.
- 19°0 le 16/01/1985 à Bois Saint Genis et à Saint Germain de Lusignan au sud de Saintes.
- 18°9 à Saint – Savinien
- 18°6 à Saint Jean d’Angély et jusqu’à – 22°/ – 23° en bordure même de vallée de la Charente.
- 15°0 à Niort Souché
- 17°5 à Cognac
- 19°0 à Barbezieux
- 19°2 à Chalais
Les cupressus gelèrent.
20 cm de neige au sol du 16 au 21 janvier 1987. Neige au sol persistant du 12 au 26.
Maxi du 14: – 9°5 avec une bise cinglante de 65 km/h !
Mini du 17: – 17°6.
Maxi du 13: – 8°6
13 jours sans dégel.
6 jours mini < = -10°0
15 jours mini <= - 5°0 dont 14 d'affilée.

FEVRIER 1991
– 5°5 de maxi le 7 et – 11°5 le 8 au matin [- 16°5 à Barbezieux et à Archiac]. – 13°4 le 14. 15 cm de neige au sol le 8 et jusqu'à 25 par accumulation le 14.

AVRIL 1991
Neige conséquente sur la ville le 19 et surtout le 20 avril après - midi; le lendemain mini record de – 5°3 sous abri!

Mai 1996
- 0°0 relevé à Villiers – Couture (au nord de Néré, ouest de Ruffec) le 22.

Vague de froid du 24/12/1996 au 07/01/1997
– 11°5 les 30 & 31/12/1996 et – 11°0 le 02/01.
– 5°5 de maxi le 1er janvier.
Pluies verglaçantes intenses paralysant tous les axes routiers, dans une moindre mesure sur l'Aunis et le Poitou les 3 et 4. Les grandes surfaces et les équipements sportifs de la ville de Saintes sont réquisitionnés pour héberger les milliers de personnes bloquées sur les routes.
9 jours de gel continu.

Décembre 1997
Neige continue le 12 sur la région ; tenant faiblement ou pas du tout au sol au sud de la Boutonne, la neige atteint un cumul de 10 cm au soir du 12 sur Saint Jean d’Angély. Le lendemain la pluie transformera tout cela en soupe.


Le 04 Mars 2006
se produit un phénomène remarquable : la neige commence à tomber sur le val de Loire en début d’après – midi alors que la température stagne entre 5° à Poitiers et 7° à Saint Jean d’Angély où des pluies diluviennes s’abattent depuis la veille (70 mm en 36 heures sur la ville). Poitiers est touchée en premier par la neige à 17 :00 alors que la température remonte brutalement plus au sud pour atteindre 11° à Saint Jean d’Angély et 19° à Bordeaux. Plus de 5 cm de neige recouvrent la capitale régionale tandis que la température chute de 10° en 1 heure sur Saint Jean d’Angély et que de violentes rafales de neige commence à tomber. Le vieux port de La Rochelle prend des allures d’Alaska ; pendant ce temps il fait 12° à Cognac et toujours 19° à Bordeaux !

Le 24 janvier 2007
Si la couche a atteint 10 centimètres sur notre ville, le fait remarquable n’est pas son maintien au sol 3 à 4 jours, les températures s’étant abaissées à – 10° la nuit et en dessous de – 0° le jour, mais plutôt la rapidité avec laquelle la neige s’est transformée en pluie et s’est mise à tenir sur le sol tandis qu’une véritable tempête d’E – NE mettait à bas nombre de fil électriques et téléphoniques (65000 foyers privés d’électricité la nuit sur le département, encore 25000 en matinée du 25) qui fait date. Un nombre important de grosses branches n’ont pas résisté aux actions conjuguées de la tempête et de la neige qui verglaçait, d’où les très nombreuses interruptions de réseau électrique et téléphonique.

 

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